Victor Papanek, précurseur de l’eco-design

« Le design, s’il veut assumer ses responsabilités écologiques et sociales, doit être révolutionnaire et radical. Il doit revendiquer pour lui le principe du moindre effort de la nature, faire le plus avec le moins. »

VICTOR PAPANEK
Victor Papanek (1923-1998)

A l’origine, l’un des premiers penseurs de l’eco-design est Victor Papanek (1927-1999), designer industriel et enseignant, qui a consacré sa vie à la promotion d’un design responsable pour la planète et la société. Avant-gardiste, il a écrit en 1971 son manifeste « Design for the real world », dans lequel il désapprouve les produits industriels qu’il considère mal-adaptés, futiles et inutiles. Il s’intéressait à tous les aspects du design ainsi qu’à leurs impacts sur l’environnement et les gens. Selon lui, le plus important aspect du design est sa relation avec les individus. Pionnier en matière d’eco-design, il est le premier a annoncé la nécessité et l’urgence de considérer, dans la démarche du design, les impacts environnementaux tels que les notions de cycle de vie et de recyclage. Il posait ainsi les bases du design écologique. Aujourd’hui largement reconnus comme étant fondamentaux, ces concepts ne sont pas pour autant appliqués systématiquement. Dans « The Green Imperative » (1995), il propose un résumé des principes essentiels, mis en place vingt ans plus tôt, qui constituent le travail du designer. Celui-ci étant responsable de ce qu’il engendre, quelle position doit-il adopter ? Les travaux de V.Papanek combinent le respect de l’environnement avec l’observation des phénomènes naturels comme source d’inspiration de systèmes intelligents. Depuis Victor Papanek, le contexte a évolué : l’eco-conception s’appuie désormais sur des normes, notamment l’ISO 14062. Cependant, si les réglementations orientent les pratiques des entreprises et des professionnels, leur démarche reste volontaire.

papanek tin can radio
Tin Can Radio (1965)

« Un de mes premiers travaux pour l’Unesco à Bali a été le développement de la Tin Can Radio, une radio alimentée par une bougie, du bois, ou des excréments de vache séchés. Comme l’emballage pour ce dispositif était une boîte de jus de fruits usagée, j’ai décidé de ne pas la décorer du tout afin d’éviter d’imposer une esthétique européenne aux Indonésiens. »

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